Histoire D'une Vie



des rires,
des pleurs,
des regards,
des sentiments,
des sensations,
des mots,
des caresses,
des envies,
des peines,
des souffrances,
des révoltes,
des pensées,
des regrets,
des choix,
des colères,
des secrets,
des idées,
des mélodies,
des départs,
des arrivées,
des oublis,
des trésors,
des souvenirs
et...


LE NOIR.






Un ange qui voulait vivre. Un ange qui était habité du désir ardent d'être heureux. Un ange qui perdit la lumière...

</3







# Posté le dimanche 30 novembre 2008 06:41

Modifié le dimanche 04 janvier 2009 07:22

Chapitre 1

Chapitre 1




__Elle dort. Éteinte dans ce sommeil qui l'enveloppe. Elle attend, dans le noir le plus profond, s'oublie dans un désir de renaître. Elle attend.___ Seule.
Les couleurs ne lui parlent plus, la clarté du jour, le scintillement de la voix lacté, l'obscurité de la nuit sans étoiles. Rien. Elle oublie. Les souvenirs la bercent, les sons lui rappellent des sensations cachés. Mais tout est voilé. ___Tout.
Elle s'enferme dans le vide, dans la torpeur la plus complète. S'évade. Ne revient pas.___ Jamais
.



___Un livre était ouvert sur ses genoux, elle gardait les yeux fermés tandis que ces doigts fins se promenaient avec légèreté sur le papier épais. Des signes inscrits sur le papier, à ses imperfections, elle sentait tout grâce à son touché qui devenait chaque jour un peu plus développé.
Le silence régnait dans la pièce peu éclairée. Une lampe accroché au plafond semblait sur le point de s'éteindre à tous moment tant sa lumière était faible; elle projetait les ombres des objets meublant la pièces sur les murs blancs qui avaient mal vieillis, le temps avait laissé dans cette pièces les traces de son passage.
Un soupir s'échappa de la gorge de la jeune fille. Elle appuya sa tête contre le dossier du fauteuil et, gardant les yeux clos, elle ferma le livre qu'elle lisait. La fatigue se lisait sur son visage pâle et sous ses yeux fermés des cernes se dessinaient. Sa respiration se fit plus lente, sa poitrine se soulevait et s'abaissait doucement. Elle était sur le point de s'endormir quand son livre glissa de ses genoux et tomba par terre dans un bruit sec qui la fit sursauter. Elle se leva et se baissa pour reprendre le livre. A tâton elle le trouva et se releva, sans oublier de soupirer. Elle se dirigea d'un pas sûr vers la table de nuit et en faisant tout de même atention, elle y déposa le livre dans un geste doux et s'assit sur son lit, pensive.
Elle ouvrit les yeux. Des yeux d'un bleu glacé qui attiraient la curiosité tout en provoquant des frissons. Un regard froid, vide d'expression. Vide de sens. Un regard qui aurait pu refléter la tristesse... Un regard qui avec le temps seffaçait, s'oubliait. Un regard d'aveugle.

___Johanna avait 16 ans. Johanna ne voulait pas être belle, elle ne voulait pas que les regards se posent sur elle. Elle ne voulait pas qu'on ressente de la pitié à son égard. La pitié lui faisait si mal, elle la sentait, même si ses yeux ne pouvait scruter ceux des autres pour y lire leurs sentiments. Elle voulait qu'on l'oubli. Elle voulait s'effacer. Elle voyait la vie projeter son ombre sur elle, les couleurs lui échappaient, les formes, la lumière. Etant petite elle riait constemment, la joie de vivre l'avait toujour habité. Sa vie n'avait pas été pas différente de celle des autres. Ses grands yeux bleus pétillaient constemment de joie, ses pomettes roses attendrissaient, sa vivacité surprenait. Avant elle pouvait voir, observer le paysage, les personnes vivant à ses côtés, examiner les regards le plus tristes ou les plus joyeux. Elle n'avait pas à s'angoisser, se demander si les souvenirs qui lui restaient allaient s'estomper encore un peu plus. Elle n'avait pas en elle, cette angoisse permanante qui la rongeait. Elle vivait sa petite vie dans l'insouciance et la douceur de l'enfance, auprès de parents attentionés qui lui offraient l'amour dont elle avait besoin. Avant, la petite Johanna vivait heureuse.

___Une larme naquit aux coins de ses yeux et coula sur sa joue blanche, d'un revers de manche elle l'essuya. Elle n'aimait pas pleurer, elle ne voulait pas qu'on la croit faible. Pourtant elle était seule dans la pièce, elle aurait pu verser autant de larmes qu'elle le voulait, personne ne l'aurait vu. Mais Johanna était comme ça à présent. Elle voulait se montrer intouchable, insensible, elle qui était de nature douce à l'origine. Elle se préservait, se forgeait une carapace où elle se recroquevillait, où la Solitude était sa seule compagnie. Elle détestait sa vie, ce monde dans lequel elle vivait, elle détestait la mentalité des gens de cette terre. De toute façon, personne ne pouvait la comprendre, personne n'était assez intelligent pour ça. Elle en était sûr. Pas même son père qui pourtant donnait tout pour voir sa fille sourire. Non, personne ne comprenait, personne ne savait qui elle était. ____Personne.




Dites-vous que j'ai mis plusieurs heures à écrire
ce premier chapitre, que je l'ai modofié pas mal
de fois et que je vous demanderais de ne faire
aucun commentaire sur le retard que j'ai pris.

Sinon j'espère que ce chapitre vous à plut,
personellement j'ai pris énormément de
plaisirs à l'écrire. Je sais, il n'y a aucun
dialogue et certains ne vont pas aimé
ce premier chapitre pour ça. Je suis
désolée pour cela mais je veux écrire
quelque chose qui soit plus dans la
psychologie du personnage que dans
l'histoire même. Pour l'instant aucune
photo mais je verrais ce que je peux
faire pour arranger tout ça.

Bonne journée,
bonne soirée,
bonne matiné,
a vous de voir =)
et à bientôt



J'ai trouvé les photos que je mettrais. Il s'agit de celles de Brice Portolano. Ses photos sont simplement sublimes et j'ai eu l'autorisation de les publier pour illustrer cette histoire.
Son Blog.


Mathilde


# Posté le dimanche 04 janvier 2009 07:36

Modifié le mardi 03 février 2009 14:56

Chapitre 2

Chapitre 2

__Il est là, elle sent, plus vif, plus fort, plus douloureux. Elle s'efforce de l'oublier, de ravaler ses larmes, de ne pas y penser. Elle respire, il sera toujours là, encore. ___Le Vide.
__ Il s'étend, ce gouffre, elle est piégé, elle va tomber. Il l'entraine dans sa chute.
__Elle a peur, elle sanglote, personne ne viendra, plus jamais, personne ne comprendra. Comme si elle était claustrophobe dans le noir d'encre de savie. Elle voudrait se réveiller. ___Maintenant.

*



__Assise dans l'herbe, elle laissait le vent s'engouffrer dans ses cheveux et ses mains caressaient avec légèreté le tapis vert qui s'étendait autour d'elle. La chaleur de l'été laissait place à la douceur de l'automne et le verdure s'effaçait sous les nuances de cette saison. Mais elle n'en savait rien. Elle ne pouvait que sentir le parfum des fleurs altéré par l'odeur fraîche du début de l'automne. Il y avait du changement, il y aurai toujours du changement. Pourtant, elle restait la même, elle ne changeait pas, elle ne voulait pas changer. Un soupir à peine perceptible s'échappa de ses lèvres entrouvertes. Un seul petit soupir, mais qui trahit toute la lassitude qu'elle pouvait ressentir. Dans son esprit tout semblait flou, indistinct. Elle était submergé par des sentiments qu'elle-même ne pouvait décrire et des images vagues revenaient sans cesse hanté ses pensées. Elle ne le supportait plus. Toutes ces images insignifiantes, toutes ces choses qui disparaissaient de sa vie la rendait tellement faible, tellement fragile. Elle voyait son destin se refermé sur elle, elle assistait à sa vie, impuissante, inutile.
__Une légère brise vint s'engouffrer dans ses cheveux blonds et caresser sa peau blanche. Un sourire se dessina sur ses lèvres roses. Elle aimait ça.


*
Cachée, enfermée à l'intérieur de moi-même. Que veux-tu que je fasse de ma vie?
Comment veux-tu que je sois heureuse...?
*



__Elle marchait d'un pas morne, dans les rues de la ville. L'odeur du pain chaud vint caresser ses narines. Elle passait devant la boulangerie. D'habitude elle aimait ça, mais aujourd'hui... Aujourd'hui rien ne pouvait la distraire, rien ne pouvait lui changer les idées. Elle se tenait à un homme. Il devait être âgée d'une quarantaine d'année et posait régulièrement un regard angoissé sur elle. La douleur se lisait dans ses yeux.
Les passant se retournaient souvent en voyant se couple peu commun. Une jeune fille juvénile au regard vide, et un homme d'âge mur dont le regard était tellement pesant qu'il vous glaçait de tristesse.

“-Tu es sûre que ça va aller Johanna? Je te trouve un peu pâle...
-Oui, ça va papa... Et puis j'ai toujours eu le teint pâle...”


__Il ne répondit rien, se contentant d'oberserver sa fille d'un oeil inquiet. Ils arrivèrent bientôt. Johanna le sentit. Elle inspira et ferma les paupières.
Ils franchirent tout deux un grand portail imposant. Leur pas crissèrent sur le graviers. Ils déambulèrent à travers les allées. Ils étaient seuls ce jour là. Et ils en étaient heureux. Ces moments étaient précieux, sacrés.

__Ils s'arrêtèrent, tous les deux en même temps et se tournèrent vers la même pierre. Cette pierre tombale qui représentait leur douleur commune, leurs instants passés, leur vie d'avant.
Johanna s'approche et s'agenouilla devant. Sa main se posa sur la pierre.
Fermant les paupière, elle s'appliqua à sentir tout ce qui se passait sous la paume de sa mains blanche. La pierre froide comportait plusieurs inscriptions. Dont un prénom. Johanna garda la main dessus. Elle devait être forte. Pour celle qu'ils avaient perdues, pour son père, pour elle-même. Elle voulait être forte, remporté enfin une victoire sur le chagrin qui le rongeait. Elle ne devait pas sa laisser abattre...

__Une larme coula avec lenteur sur sa joue rosit par le froid. Une deuxième la suivit... Elle pleurait. Des sanglots s'échappaient de sa gorge sans qu'elle ne puisse les contrôlés. Elle sentit les bras de son père l'entourer et sa tête se posa sur son torse protecteur. Il pleurait avec elle. Le déchirement de leur c½ur en ce jour de septembre, leur était insupportable.

__Ils étaient là, tous les deux agenouillés, dans les bras l'un de l'autre, à pleurer l'être perdue qui leur avait toujours manqué. Ce vide dans leur c½ur qui ne s'était jamais refermé... La douleur. Ils avaient mal...

-Elle me manque, dit-elle doucement, la voix tremblante à cause de sanglots.


__Son père en répondit rien, il se contenta de la serrer un peu plus fort contre lui.


*
Elle était ce que je ne suis plus.
En la perdant j'ai tout perdue.
*





J'ai un peu tardé à postez cette suite,
enfin, la voilà et j'espère qu'elle vous plaira.
dites-moi ce que vous en pensez, ça m'aide à avancer...

Au passage je remercie Justine qui n'a pas de blog et que je n'ai donc pu remercier plutôt .

A bientôt cher lecteur...


photo: Brice Portolano
Mathilde

# Posté le mardi 03 mars 2009 15:24

Modifié le samedi 07 mars 2009 06:03